Aidant familial : vos droits, vos aides, votre rémunération (2026)

Vous aidez un proche âgé ? Vous avez vous aussi des droits : être dédommagé ou salarié, prendre un congé indemnisé, valider des trimestres de retraite, vous former, souffler. Le tour complet.

Être payé pour aider son parent : possible, sous conditions

Quand un parent âgé bénéficie de l'APA, une partie peut servir à dédommager ou salarier un proche qui l'aide à domicile — sauf son conjoint, concubin ou partenaire de PACS. Deux formes : être salarié (via le CESU, avec bulletin de paie et cotisations) ou dédommagé (somme forfaitaire déclarée). Le montant et les modalités sont fixés dans le plan d'aide APA par le conseil départemental — c'est lui qu'il faut interroger.

Pour un proche en situation de handicap (avant 60 ans en général), c'est la PCH qui s'applique : dédommagement de l'aidant familial d'environ 4,78 €/h (si vous travaillez par ailleurs) ou 7,16 €/h (si vous avez réduit votre activité), barème CNSA au 1ᵉʳ janvier 2026.

Prendre un congé sans perdre tout revenu

Le congé de proche aidant permet de suspendre ou réduire son activité pour aider un proche en perte d'autonomie (jusqu'à 3 mois renouvelables, dans la limite d'un an sur la carrière). Il peut être indemnisé par l'AJPA (allocation journalière du proche aidant) : 66,64 €/jour en 2026, dans la limite de 66 jours (264 sur l'ensemble de la carrière), versée par la CAF/MSA. Ouvert aux salariés, fonctionnaires, indépendants et demandeurs d'emploi indemnisés.

Votre retraite continue de tourner

Aider un proche ne doit pas trouer votre retraite : sous conditions (intensité de l'aide, ressources), l'AVPF (assurance vieillesse des aidants / des parents au foyer) valide des trimestres sans que vous cotisiez. Demande auprès de la CAF. Pensez aussi à le signaler à votre caisse de retraite.

Vous former, et surtout souffler

Dernière vérification des règles et barèmes : 15/06/2026. Ce guide informe, il ne remplace ni un conseil juridique ni les services du conseil départemental.